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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 23:13

Les déséquilibres structurels du budget de la ville de Morlaix se renouvèlent d’année en année.L’insuffisance des transferts de compétences et d’équipements vers Morlaix Communauté combinée au recul des dotations de l’Etat (500 000€ en moins par entre 2007 et 2012) pénalisent les finances. La fiscalité déjà élevée poursuit sa progression mais ne permet pas d’améliorer les capacités d’autofinancement d’ici la fin du mandat.

Malgré ces déséquilibres, la rigueur sans discernement appliquée par la majorité génère un excédent important (1 700 000€). Si la volonté de gérer au plus près les deniers publics nous rassemble, les choix fait par la majorité nous divisent. Il est aujourd’hui grand temps de desserrer l’étau sur les associations, le personnel municipal et les ménages et d’engager des investissements porteurs d’avenir.

 

Les associations sont fortement contraintes par le désengagement de l’Etat, qui se traduit par la réduction des subventions directes mais aussi par les difficultés rencontrées par l’ensemble des collectivités locales. La crise économique a également touché ces collectivités et les entreprises, réduisant ainsi les possibilités de partenariat.

Dans ce contexte, la ville doit montrer la voie et soutenir les associations. Il est impératif de revenir sur la réduction de 15% des subventions aux associations et sur les coupes claires sur le budget des subventions aux associations culturelles. Les élus socialistes exigent une ligne de crédit supplémentaire de 100 000 euros pour redonner de l’air aux associations, en particulier pour les associations employeurs qui assument des missions d’intérêt général.

 

Les élus socialistes soulignent les restrictions imposées au personnel municipal. Certains services et en particulier le garage et la cuisine centrale sont manifestement en sous effectif. La revalorisation du régime indemnitaire est très insuffisante compte tenu des nouvelles cotisations retraites et du gel du salaire des fonctionnaires décidé par le gouvernement. Si nous exprimons notre satisfaction quant au recrutement d’apprentis qui permet une valorisation et une transmission des savoirs, les élus socialistes s’interrogent sur le recours au CAE. Ces contrats de courte durée revus à 20h/semaine par l’Etat génèrent de la précarité et n’ont rien à voir avec les emplois jeunes.

 

 

 

 

Enfin, les ménages et en particulier les classes moyennes sont lourdement pénalisés par l’augmentation des tarifs de la restauration scolaire et des garderies survenue en 2009 et qui ont donné leur pleine mesure en 2010.

La fiscalité locale perçue par la ville a lourdement augmentée depuis 2009 (plus 16,5 % en trois ans sans compter la revalorisation des bases). La fiscalité va encore augmenter jusqu’à la fin du mandat sans pour autant améliorer notre épargne nette. C’est donc une fuite en avant, qui provoque des distorsions de fiscalité avec les communes voisines.

 

Seuls des transferts de charges vers Morlaix Communauté pourraient améliorer cette situation. Les élus socialistes regrettent la mésentente entre la ville centre et Morlaix Communauté. Le vote sur le projet de pôle gare en est symptomatique, la majorité votant à contre cœur un projet qui aurait du être porté par un consensus.

D’autres dossiers restent en suspend comme Langolvas, toujours en manque de projet. Nous demandons l’établissement d’un budget annexe pour assurer un suivi en toute transparence. Autre dossier de ce type, la gestion de la piscine est toujours assumée par la commune alors que la communauté était prête à la reprendre.

 

Les élus socialistes regrettent une rigueur sans ambition et une incapacité à fédérer les énergies. Faire des économies pour porter un projet d’avenir, nous pourrions le comprendre. Faire des économies sans perspectives, ce n’est pas acceptable.

 

La ville doit définir des priorités et en porter en premier lieu un projet de renouvellement urbain autour du quartier de la gare. Nous demandons la mise en place d’un véritable projet de revitalisation du quartier gare, par le renouvellement de l’habitat, fortement dégradé, l’installation d’activités tertiaires et commerciales pour créer un véritable pôle de développement, en synergie avec le centre ville et le port.

Nous demandons la mise en étude d’un équipement socio culturel sur le quartier de la gare, pour répondre aux besoins sociaux de ce secteur. Cet équipement pourrait servir de base aux actions remarquables portées par Morlaix Animation Jeunesse sur le Logis Breton. Il permettrait aussi d’ouvrir des places des crèches pour les familles qui résident sur ce secteur. Il permettrait de rééquilibrer les interventions sociales sur l’ensemble de la ville.

 

Les élus socialistes ont voté contre ce compte administratif, reflet d’un politique injuste et sans ambition.

 

Les élus socialistes

Elisabeth BINAISSE, Françoise ABALAIN, Gwenegan BUI, Sylvain ESPITALIER

 

Par Parti Socialiste de Morlaix
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 20:17

Le SIVOM a pris la décision de renouveler le contrat de délégation au privé de la gestion de l’eau et de l’assainissement sur les communes de Morlaix et St-Martin-des-Champs. Cette décision écarte le retour à une régie publique de l’eau.

 

Sur les vingt dernières années d’exploitation, Véolia a présenté 18 exercices budgétaires déficitaires. Paradoxalement, l’entreprise a sollicité le renouvellement d’un contrat pour lequel elle déclare perdre de l’argent. Pas avare de paradoxe, Véolia propose même une réduction de ses tarifs. Ces contradictions interpellent quant à la sincérité des comptes présentés. Soit les comptes déclarés depuis 20 ans ne sont pas fidèles à la réalité, soit l’offre proposée pour le renouvellement est volontairement sous-évaluée. Dans tous les cas, ce dossier laisse un goût amer, celui d’un manque de transparence orchestré dans le but d’obtenir le marché, quitte à négocier par la suite des avenants permettant une augmentation des tarifs.

 

Manifestement, la gestion maîtrisée de la ressource en eau, en quantité et en qualité, n’est pas compatible avec la logique de profit au seul bénéfice d’actionnaires déconnectés du territoire. Le manque de transparence dans la gestion, le tarif très élevé de l’eau et de l’assainissement, la faiblesse de l’entretien du réseau auraient du inciter les élus du SIVOM a revoir le mode de gestion. Les élus socialistes du Conseil Municipal de Morlaix, engagés au côté du Collectif Eau Publique, dénoncent la complaisance des élus qui sous l’impulsion de Bernard GUILCHER, président du SIVOM et adjoint au Maire de Morlaix, ont voté en faveur d'une délégation au privé.

 

Les élus socialistes

Françoise ABALAIN, Elisabeth BINAISSE, Gwenegan BUI, Sylvain ESPITALIER

 

 

Par Parti Socialiste de Morlaix
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 09:32

La crise du logement touche un nombre croissant de Français. Les dépenses de logement s’alourdissent pour un grand nombre de Français et deviennent insupportables pour beaucoup. L’effort pour se loger consacré par un ménage peut atteindre 50 % des revenus dans le parc privé. L’accès à un logement décent et abordable devient de plus en plus difficile : jeunes, étudiants, familles qui s’agrandissent ou divorcent, foyers aux revenus modestes, personnes âgées sans compter les plus démunis. Désormais même les classes moyennes sont concernées. Les politiques d’accès au patrimoine via la propriété immobilière n’ont fait qu’accentuer les inégalités, une véritable fracture générationnelle est en train de se dessiner avec un nombre important de jeunes ménages qui renoncent à acquérir leur logement.

En dépit de l’autosatisfaction du gouvernement, la situation s’est aggravée : il n’y a pas aujourd’hui dans notre pays un élu local qui n’ait été interpellé par un citoyen à propos d’un problème de logement. Tous constatent un allongement de la liste des demandeurs de logements sociaux en attente. Trois millions de Français selon l’Insee sont confrontés à une situation de grande précarité face au logement. Bien plus si on y ajoute l’ensemble des Français qui ne sont pas logés convenablement. Depuis dix ans, le coût du logement a explosé et ne correspond plus aux revenus d’une très grande majorité de ménages.

Nous, élus locaux, nous sommes engagés avec énergie et imagination, souvent en mobilisant d’importants moyens financiers pour tenter localement d’atténuer cette crise et répondre au mieux aux besoins des habitants de nos territoires. Force est de constater qu’en dépit de notre action, d’importants problèmes se manifestent en lien avec la dégradation sociale du pays.

Nous constatons que l’État n’est pas au rendez-vous, diminue les crédits pour la construction de logements sociaux, a développé des choix fiscaux favorables à l’explosion des prix du foncier et de l’immobilier, n’a pris aucune mesure visant à réguler raisonnablement ce secteur et le dérapage de certains loyers. En dix ans, la participation de l’État à la réalisation d’un logement social a chuté et dans le même temps celle des collectivités locales a plus que doublé. Pourtant la compétence logement demeure celle de l’État. Les agglomérations qui ont accepté la délégation des aides à la pierre constatent leur diminution voire leur quasi disparition.

L’État se désengage et reste sans réaction effective face aux nombreuses communes qui refusent d’agir et d’appliquer la loi SRU. Dix ans après son vote, l’inertie de certains maires est intolérable et nuit gravement à l’équilibre social et républicain de notre pays. Pour les élus de la République, ce n’est
plus possible de rester sans réponse face à cette situation. Nous le disons tout net : nous n’acceptons plus l’inacceptable. Il n’est pas possible qu’un grand pays développé comme la France ne soit pas capable d’assurer à chacun un logement décent, à un prix abordable en lien avec ses ressources.

Nos collectivités sont prêtes à y prendre toute leur part, mais pour répondre à la grave crise du logement, le pays a besoin d’un engagement sans précédent de l’État et par conséquent, le gouvernement doit y mettre les moyens, financiers et législatifs.

C’est la raison de cet appel.

Nous ne pouvons plus accepter que l’État et le gouvernement ne donnent pas aux territoires, en particulier là où les besoins sont criants, les moyens de relever ces défis. Nous prendrons à témoin les Français : nous faisons beaucoup pour permettre l’accès de tous à un logent décent. Nous voulons faire plus pour répondre davantage aux besoins de nos concitoyens et résorber progressivement le mal logement. L’État doit assumer ces responsabilités et prendre immédiatement les décisions qui s’imposent.

Nous nous engageons à :

1. Construire massivement des logements sociaux, des logements à prix abordables et répondant à la diversité des besoins (jeunes, étudiants, personnes en perte d’autonomie, familles de différentes tailles...), en respectant les normes BBC (bâtiment basse consommation). Nous estimons que notre pays doit dès à présent atteindre la création de 150 000 logements sociaux supplémentaires effectifs par an.

2. Imposer 1/3 de logements sociaux dans chaque nouveau projet de construction d’une certaine taille et concevoir tout nouveau projet d’urbanisme dans un esprit de mixité sociale (locatif social, accession sociale, secteur privé).

3. Faire un repérage complet de l’ensemble des logements vides pour augmenter la taxe sur les logements vacants afin de sensibiliser les propriétaires, favoriser la remise en état, en location ou en vente et proposer aux propriétaires des solutions pour louer solidaire.

4. Accroître les moyens consacrés à des réserves foncières disponibles pour réaliser des logements en lien avec les établissements publics fonciers régionaux et en aménageant des terrains publics.

Cet effort nouveau ne peut se mettre en place qu’à la condition que de son côté l’État :

1. Agisse pour stopper les dérives des prix de l’immobilier et des loyers dans certains secteurs ce qui suppose :
> D’encadrer les loyers du privé à la relocation. Au moment de la remise des logements sur le marché, ou relocation, les loyers sont libres et connaissent des augmentations hors de proportion par rapport à l’évolution des revenus des ménages.
> De revoir complètement les dispositifs abusifs d’aide à l’investissement locatif privé (type De Robien, Borloo, Scellier) et ne réserver les aides que pour des produits dont les loyers seront inférieurs à ceux du logement social intermédiaire. Les crédits ainsi dégagés permettront de soutenir l’aide aux HLM.

2. Accroisse l’aide à la pierre pour la construction de logements sociaux PLUS et PLAI
. Il n’est pas acceptable que des villes se voient refuser des crédits adaptés à la réalité économique de leurs territoires et à leurs facultés contributives lorsqu’elles veulent combler les retards en logements sociaux.


3. Assure une ressource suffisante pour financer le logement social en garantissant une remontée à plus de 70 % de la collecte du livret A à la Caisse des dépôts pour éviter la spéculation bancaire avec l’épargne populaire.

4. Limite l’accès aux prêts à taux zéro aux foyers modestes et moyens pour relancer l’accession sociale à la propriété et supprime ces subventions aux plus aisés. Les ressources ainsi dégagées pourraient être affectées aux établissements publics fonciers.

5. Augmente la taxe sur les logements vacants dans les zones les plus tendues.

6. Fasse appliquer immédiatement la loi SRU en particulier dans les villes où n’est pas engagée à un rythme soutenu la réalisation de logements sociaux pour résorber le retard. Impose par la loi l’obligation que toutes les opérations dépassant 12 logements comprennent au moins 1/3 de logements sociaux.

Par Parti Socialiste de Morlaix
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 10:02
Pour tenter de détourner l’attention de ses propres échecs, Nicolas Sarkozy a un bouc-émissaire : les 35 heures. Mais la réalité n’a rien à voir avec ces mensonges. 
 
Les 35 heures n’ont pas créé d’emplois.
Faux, pour la période 1998-2002, l'INSEE a constaté la création de 350 000 emplois liée à la loi. Et les dispositifs associés à la réduction du temps de travail (RTT, comptes épargne-temps) ont joué un rôle d'amortisseur important pour l'emploi durant la crise. De nombreuses entreprises ont privilégié le recours à ces leviers de flexibilité au lieu de licencier leurs salariés. 
 
Avec les 35 heures, les Français travaillent moins que les autres.
Faux, la réduction du temps de travail est une tendance générale parmi les pays occidentaux. Les Français ont une durée hebdomadaire moyenne du travail supérieure à celle de leurs voisins : 38 heures en France en 2009 contre 35,7 heures en Allemagne ; 36,3 heures en Suède ; 36,6 heures au Royaume-Uni et 30,6 heures aux Pays-Bas. Même lorsque l’on prend en compte les congés, la durée annuelle du travail en France (1 550 heures) était supérieure à celle de l’Allemagne (1 390 heures) en 2009. 
 
Les 35 heures ont permis de limiter le développement du temps partiel et donc de la précarité en France.
 
Vrai, la proportion d’emplois à temps partiel est beaucoup plus élevée dans d’autres pays européens (48 % aux Pays-Bas, 28 % en Allemagne et au Royaume- Uni), qu’en France (17 %). C’est notamment lié aux 35 heures qui ont stabilisé le recours au temps partiel en France alors qu’il augmentait dans les autres pays. 
 
Les 35 heures ont creusé l’écart de compétitivité entre la France et l’Allemagne. 
Faux, si le coût du travail a progressé beaucoup moins vite en Allemagne qu’en France au cours des années 2000, les 35 heures ne sont pas en cause. Il s’agit en effet d’une évolution spécifique à l’Allemagne : elle a fait le choix d’une politique de désinflation compétitive qui s’est traduite par une forte rigueur salariale. Ce n’est donc pas la compétitivité française qui s’est dégradée du fait des 35 heures, mais la compétitivité allemande qui s’est améliorée sur le dos du pouvoir d’achat des salariés allemands. 
 
Les entreprises attendent la fin des 35 heures.
Faux, en dépit des nombreuses interventions législatives visant à donner la possibilité aux entreprises  de revenir sur les 35 heures, celles-ci n'ont pas souhaité remettre en cause les accords collectifs signés à l’époque : aucune branche professionnelle ne s’est engagée dans une refonte globale de l'organisation du travail sur la base des flexibilités offertes par la loi du 20 août 2008. 
 
D’ailleurs, le gouvernement de Nicolas Sarkozy s’est bien gardé de remettre en cause les 35 heures. 
Il les a même généralisées en 2007. La raison est simple : c’est une mesure qui crée des emplois, qui est appréciée des Français et qui ne coûte pas cher.
Par Parti Socialiste de Morlaix
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 11:17

Appel citoyen aux spectateurs du Far et du Mai des arts 

 

La decision est tombée. le FAR et le Mai des Arts envolés ! 

 

Une belle aventure écrite durant 24 ans de fête populaire.

 

Et nous laisserions s'évaporer notre histoire sans un mot, sans un acte ?

 

Non ! Les spectateurs du FAR ont  besoin d'une dernière tranche de FAR ...

 

Alors cette tranche mangeons là !

 

Retrouvons-nous donc le Samedi 12  Fevrier à 16 H 16, devant la mairie de Morlaix 

 

 

Amenez tous un FAR cuisiné dans vos maisons. 

 

 

 

Nous serons 100, nous serons 1000?

 

Faisons circuler dans tous nos réseaux !

Par Parti Socialiste de Morlaix
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